Transmettre de façon authentique autour de la naissance.
Communiquer de la douceur, de la bonté et de l’unité.
Infuser de l’espoir afin que les parents puissent incarner cet état d’esprit pour la naissance de leur enfant.
C'est la voie du cœur, de l'amour.
« Parle avec une motivation bienveillante.
Dis ce qui est vrai et utile,
Parle au moment opportun
Et pour le bienfait de tous. »
Bouddha
Avant-propos
« Je fais ce je suis »
Sage-femme depuis 1993, je prends conscience de la notion de voie spirituelle que très récemment. Honnêtement, l’évocation du mot « spirituel » me faisait peur. J’imaginais l’esprit, la religion, la dévotion, les rituels comme faisant partis des temples et des lieux saints. Dans l’espace médical, la spiritualité est taboue.
Entre l'obstétrique protocolaire et technologique et la réalité des futurs parents, j’ai commencé à ne plus me retrouver. Les paradoxes et les désirs de réussite toujours plus nombreux, je ne me sentais plus tout à fait vivante dans cette course à la performance. Ni même passionnée par ce que je venais y chercher. Je cherchais quelque chose. Je ne trouvais pas.
Je suis une "chercheuse".
Qu’est-ce que je cherchais dans ce monde de la naissance ? Cela pourrait paraitre présomptueux, mais je me retrouvais inutile en tant que sage-femme de salle d’accouchement. Idem en tant qu’indépendante défendant une manière particulière d’accoucher, même si l’accouchement naturel est louable. Je n’arrivais pas à me satisfaire de cela.
Je recevais des récits de naissance. Quel que soit le mode d’accouchement, il y avait beaucoup de souffrance profonde que la joie ne gommait pas. Que se passe-t-il chez les parents qui les faisaient basculer dans la souffrance ?
La souffrance venait des abimes, cela venait toucher la profondeur, l’espace du vide de l’intériorité. Comment apprivoiser cette intériorité qui faisait souffrir ? Cette souffrance était aussi la mienne. Je cherchais la réponse pour moi comme pour les autres. Ne pouvant remettre en question l'hôpital, seul l’exercice libéral me permettrait d’ajuster ma façon d’accompagner à ma manière d'être.
La quête de l'intériorité
Cette quête vers mon monde intérieur, je la « pratiquais » depuis longtemps sans réaliser à quel point mon monde était fertile. Comme je voulais me trouver, me réaliser professionnellement allait de soi. Aucun modèle vivant ne me satisfaisait. Alors, je me suis inventée comme je suis à partir de mon prisme. J’aimais l’eau de mer. J’ai préparé les femmes dans l’eau de mer chauffée. J’aimais réfléchir et trouver du sens aux choses de la vie. Alors, j’ai commencé à façonner des cours de telle sorte à permettre aux femmes de se poser les bonnes questions et de leur apprendre à réfléchir. Pragmatique, je comprenais les choses en les vivant, donc par l’expérience directe. J’ai créé des pratiques impliquant le corps vivant une expérience afin de relier les sensorialités à la raison. Mon besoin de tout comprendre et ma soif d’apprendre m’ont poussé à remettre en question ce que je croyais déjà savoir, constatant aussi que j’étais moi-même en évolution dans mes envies de découverte et de compréhension. Je cherchais ce qui était vrai en moi au travers la naissance et voulait transmettre un chemin pour franchir les épreuves, les difficultés, les limites et les seuils.
Être spirituelle, pour moi, signifie : sens, sensibilité et relier.
En mon for intérieur, cela se caractérisait par la recherche du sensible, du sentir et la quête de sens. Ma sensibilité était exacerbée et me renvoyait toujours à « quel sens cela a pour moi ? ». Ce qui me donnait du sens me faisait vibrer. Je me sentais pleinement vivante. Donc, j’entrepris une succession de formations professionnelles pour m’en approcher.
Suivre les enseignements
20 ans d’enseignement en haptonomie, science de l’affectivité. Frans Veldman, le fondateur appliqua cette approche affective dans le soin et le monde périnatal. L’affectif représentant le lien entre le corps et la tête. J’y trouvai parfaitement ma place, guider et soutenir les parents afin de créer un lien affectif avec leur bébé avant qu’il naisse.
De cet enseignement, je retirai une transmission fondamentale sur la présence. Avec humour, j’aime raconter ceci. À beaucoup de mes questions, la même réponse venait : « Sois présente. » J’ajoutais : Oui, mais encore ? « Pratique encore et encore. » Par exemple, quand je perçais plus loin : « qu’est-ce que je peux apporter comme réponse au père pour le jour J ? ». La réponse était : « en 3 mots. » Oui, j’écoute… « Présence, présence, présence. » Juste ça ? « Oui, pas plus, pas moins. » Alors, comme débutante avec hésitation, je répétai ces 3 mots. Au bout de 10 ans, j’en fus convaincue. Au bout de 20 ans, j’incarnai simplement la présence. Je cessai de le répéter 3 fois. Seulement cela. La Présence.
Ensuite, je reçus des enseignements en méditation en lien avec la périnatalité. Ce programme (MBCP) était inspiré de la méditation en pleine conscience de Jon Kabat Zin. Dans cette approche laïque, je fus confirmée par l’intention qui est de faire appel à notre sensibilité. En tant professionnels de santé, on vous demandait d’aller au-delà des diagnostics et de la manière habituelle de rationnaliser tout ce qui se passe. La sensibilité étant au cœur de l’expérience directe. Ici, on venait développait cette compétence. Je reçus cela comme une cascade de fleurs, une pluie d’étoiles sur moi. J’étais au bord des larmes de me sentir confirmée dans cette voie que j’avais empruntée depuis des années.
L'ouverture du cœur
L’été du premier confinement en 2020, j’ai eu envie d’aller plus loin. Je fis une retraite en silence dans une communauté de moines bouddhistes à Assise (Italie). Guidée par le Sensei Federico Jokô Dainin, je reçus les rituels et célébrations traditionnels zazen des 4 moments du jour. Chants, tambours, pratiques intenses de méditation assise et marchée se sont succédés. Et surtout des enseignements autour du « cantique des cantiques » de Saint-François d’Assise. Là, se déroulèrent devant moi la discipline, la vie des moines, les codes et la manière de vivre de la communauté. L’essence et le sens du détail en chaque chose, en chaque geste étaient là. J’ai décidé de ne pas chercher à comprendre cette tradition. Seulement d’être. Être vraiment là. Ici, encore le sentiment d’être comme un poisson dans l’eau. L’émotion de chaque moment de vie. La simplicité, le dépouillement, l’attention, l’abondance et le plaisir de la rencontre à l’état pur. Car il y a la rencontre intime en chaque chose. La rencontre qui rend vivant en soi. Être réveille, vivant de tout ce qui s’anime. Le cœur s’ouvre. Ceci est pour moi la voie de la spiritualité.
Ainsi, j’ai commencé à toucher du doigt ce que signifiait la spiritualité pour moi. A savoir entrer au cœur de l’amour, la bonté, la douceur et l’unité à partir de notre être profond. A y demeurer. Mais aussi, accepter d’être bousculée, chamboulée, tourneboulée peut-être perdre pied et revenir ici dans notre demeure intérieure. Tout est là. Notre sagesse est en nous.
Incarner cet état d’être, c’est être dans la vie.
La succession d’expériences à la recherche de cette voie est spirituelle en soi, puisque celle de l'amour. Je l'ai empruntée comme la quête d’un trésor qui anime notre vie et nous conduit à arpenter le chemin. C’est la voie spirituelle de la naissance.
Et aujourd’hui, je vais partager avec vous ce qui vous permettra de vous reconnecter à la part profonde qui est en vous. Il y est question d’apprivoiser l’intériorité. Rien de tout ceci ne dira quelle expérience sera votre après la lecture. Vous prendrez ou vous laisserez ce que vous voulez, cela ne tient qu’à vous.
Je vous livre ici un contenu qui est le fruit de mon expérience en tant que femme, mère et sage-femme. Mais aussi de mon propre cheminement dans la voie de la spiritualité.
Ceci ne correspond à aucune méthode, école, religion ou courant philosophique particulier.
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